jeudi 15 mai 2014

Petros Markaris

Mère grecque, père arménien, Petros Markaris se veut cosmopolite. Scénariste de Théo Angelopoulos, traducteur, passionné de littérature, ce n'est que sur le tard qu'il se lance dans le roman noir, avec son héros, Costas Charitos, qui évolue dans la tourmente de la Grèce contemporaine.




Marcelo Luján

Marcelo Luján est né en Argentine mais a choisi de vivre à Madrid. Une demi-douzaine de Prix récompensent cette œuvre sensible et nostalgique, forte déjà de huit romans et une douzaine de nouvelles, faite de secrets de famille et de revanches sur la vie. Ses personnages ont l’âme meurtrie par l’errance et l’exil et jouent l’éternel récit d’une société sans repères où l’on s’accroche au premier marchand de rêves. Comme un reflet de notre monde.

Heinrich Steinfest

Heinrich Steinfest est né en Australie et vit en Allemagne, mais il paraît qu’il est autrichien. Ses personnages vont et viennent à travers ses livres, toujours un peu en marge : c’est le meilleur poste d’observation. Il fait ses premiers pas littéraires en Science-fiction et son passage au polar n’est pas un dépaysement majeur puisqu’il admet faire évoluer ses récits dans des univers parallèles, suffisamment hors du monde pour nous en montrer les folies. Si l’on ajoute que Heinrich Steinfest manie le non-sense, la dérision et la loufoquerie avec un talent incontestable, on peut imaginer que l’humour autrichien a de beaux jours devant lui !

14e festival, les auteurs invités

C'est sous ce libellé que vont figurer nos petits billets, biographiques, bibliographiques ou autres, pour faire mieux connaître les auteurs qui vont arriver à Penmarc'h dans un peu moins d'un mois. Le blog va commencer à chauffer ! Suivez le guide !

vendredi 18 avril 2014

Un grand moment de solitude


"Muchos años después, frente al pelotón de fusilamiento, el coronel Aureliano Buendía había de recordar aquella tarde remota en que su padre lo llevó a conocer el hielo." (Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendía devait se rappeler ce jour lointain où son père l'avait emmené découvrir la glace.")
Encore une première phrase, de celles qui ne nous lâchent plus et font que certains livres ne sont pas tout à fait comme les autres. La première phrase de Cent ans de solitude, tristement d'actualité aujourd'hui.
Le seul hommage qu'on puisse rendre à Gabriel García Marquez, c'est juste de relire ses livres pour prendre la mesure de la solitude dans laquelle il nous plonge.

Photo : diarioelargentino.com

lundi 7 avril 2014

Rencontre au bistrot avec Jean-Pierre Gattégno


Samedi 12 avril 2014 à 18 h


(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Au fil de ses dix romans publiés, Jean-Pierre Gattégno affirme une belle maîtrise du thriller et un vrai talent de raconteur d’histoire. Il adore les quiproquos, les mauvaises blagues du destin et les sacs de nœuds. Il manie le pastiche, la dérision, les clins d’œil, et ses histoires loufoques font aussi recette au cinéma puisque trois de ses romans ont été portés à l’écran.

Parmi ses titres, on peut citer Avec vue sur le royaume, Longtemps je me suis couché de bonne heure, J’ai tué Anémie Lothomb ou encore Mon âme au Diable.



Au bar « Chez Cathy »,
Port de Saint Guénolé,
396, rue Lucien Le Lay,
29760 Penmarc'h
02 98 58 62 31


dimanche 23 mars 2014

Prix du Goéland Masqué 2014 : les 3 finalistes


Le jury du prix littéraire du Goéland Masqué 2014
a retenu trois ouvrages en finale.
Les voici, présentés dans un ordre aléatoire.


« Un homme effacé » d'Alexandre Postel, éd. Gallimard 



          Damien North est professeur de philosophie, veuf inconsolable et, soyons francs, une bille absolue en informatique. C’est dire sa stupéfaction lorsque débarque, à potron-minet, la maréchaussée en personne, forte d’une accusation  de détention d’images pédo-pornographiques. L’ordinateur, siège de ces turpitudes, est saisi, et le professeur North embastillé.
Le sujet est brûlant, polémique, mais ce n’est pas cela qui intéresse Alexandre Postel. D’ailleurs, l’innocence du professeur est donnée pour acquise dès le départ. Non, ce qui alimente ce court roman, ce sont les ravages de la rumeur. North est innocent, mais il a été accusé. Et comme il n’y a pas de fumée sans feu, dès lors, chacun de ses gestes va être analysé par son entourage à la lumière (ou à l’ombre) de ce doute. Ce n’est pas un procès à scandale, ni la dénonciation d’un crime, c’est la dissection implacable d’une machine qui s’emballe, d’une société qui se substitue à la justice et s’emploie, en toute bonne conscience, à broyer un innocent. La philosophie est suspecte, la pensée inutile, l’écriture vaine. Celle d’Alexandre Postel, précise, inspirée et souvent lumineuse, dresse un tableau terrifiant d’un solide bon sens populaire élevé au rang de valeur morale et dispersé à tous les vents par la folie du web.

Catherine Le Ferrand


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« L'or de Quipapá » de Hubert Tézenas, éd. L'écailler



         Ça sent la corruption et la bagasse dans la fournaise de cet automne 1987 au Pernambouc. Alberico Cruz, agent immobilier à Recife, se trouve accusé à tort du meurtre de Policarpo, président du syndicat des travailleurs de Quipapà. Aidé du journaliste Osvaldo Lamenza, il va découvrir que violence et mise en esclavage sont de règle dans le monde des seigneurs de la canne, encouragés par la politique d’indépendance énergétique du pays basée sur la production de ce carburant dit écologique, le bioéthanol.
La sobriété de l’écriture de Hubert Tézenas sert une histoire bien structurée, avec des personnages crédibles et une fin qui ne donne pas dans l’angélisme.
La narration au présent de l’indicatif, dans de courts chapitres, se fait à la troisième personne pour accompagner A. Cruz dans son enquête, et à la première personne pour témoigner de la folie de Kelbian Carvalho, fils d’un riche planteur.

Marie Pen’Du
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« Le dernier lapon » d'Olivier Truc, éd. Métailié Noir

 


« Lorsque Klemet releva la tête, Aslak avait disparu dans la nuit polaire ».
C'est par cette terrible phrase que se termine ce livre dont le héros, Aslak, est ce dernier Lapon désigné dans le titre. Il va donc disparaître, et avec lui, tout un peuple... !

Adeptes d'un culte animiste, les Lapons sont avant tout, d'un point de vue économique, des éleveurs de rennes.
Or, ils vont être en butte à des étrangers qui ne sont pas animés des meilleures intentions du monde : dès le XVIIe siècle, débarquent des protestants violemment prosélytes ; puis, au XXe siècle des entreprises ou des individus que met en appétit le sous – sol lapon. D'abord une société chilienne, Mino Solo, jusqu'en 1983, et, en 2011, un géologue français, un certain Racagnal est de retour – c'est un ancien employé de la société chilienne.
C'est sur ce personnage que l'action va se focaliser : à lui seul, il va figurer l'horreur d'une intrusion violente et destructrice, celle d'un maître qui prétend avoir autorité sur tout. Sur les entrailles d'une Laponie dont le sous – sol regorge d'uranium, sur celles aussi d'une jeune fille, Aila, qu'il a violée en 1983 alors qu'elle n'avait que 15 ans. Quelques années plus tard, Aila devient la femme d'Aslak qui, jusqu'à la fin, va veiller sur elle «  comme un saint ».

Terrible analogie – entre cette appropriation et ce viol, entre ce sous – sol et cette matrice – qui permet de rendre sensible l'horreur que représentent cette colonisation et cette acculturation.
Très beau premier  roman dans lequel l'auteur incarne les abominations que des êtres humains font subir à d'autres êtres humains, leurs alter ego..., jusqu'à  faire disparaître  ces derniers.

Xavier Bazin

vendredi 7 mars 2014

Ce soir : lecture musicale de Bazin & Barbotin


(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Invités du Goéland Masqué, les deux complices Xavier Bazin et Jean-François Barbotin sont de retour pour une nouvelle lecture musicale à Saint-Guénolé, chez Cathy. Comme toujours, Xavier lira le texte, que Jean-François accompagnera de musiques de sa composition. Cette fois-ci, c'est Blaise Cendrars (1887 - 1961) qui sera à l'honneur, avec La prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France, qui sera lue dans son intégralité.

Xavier Bazin nous présente le texte : " C'est l'histoire d'un très jeune homme qui, à l'âge de seize ans, embarque dans le Transsibérien en compagnie de marchands – trafiquants.... Ce long voyage, que l'auteur, Blaise Cendrars, n'a peut - être jamais fait, conduit les passagers de Moscou à Kharbine, à travers la Sibérie. Ce texte, écrit à Paris en 1913, est l'évocation très délicate et nostalgique d'une relation amoureuse avec Jeanne, la petite prostituée Montmartroise, dans ce train qui traverse une Russie en proie à la violence de la révolution et à celle de la guerre avec le Japon; ces images défilent sur les vitres d'un train roulant à toute vapeur."

Vendredi 7 mars, à 21 h, au bar Chez Cathy, port de Saint-Guénolé.

samedi 15 février 2014

Le Goéland Masqué à l'origine d'un livre d'Antoine Blocier :


"Maëlys et le joueur d'échec",

roman jeunesse d'Antoine Blocier

écrit avec des élèves de 5e

du collège Kervihan de Fouesnant,

lors d'une rencontre en février 2013

organisée par le Goéland Masqué.

 
Maëlys et le joueur d'échecs


« Je vous demande de sortir dans le calme. Dans cinq minutes, les bulldozers détruiront le campement. Prenez vos affaires personnelles... » Mélanie frissonne et se serre contre Maëlys. Les garçons restent silencieux, se demandant quelle attitude adopter. S'ils se font remarquer, leurs parents seront informés et alors, bonjour les représailles ! Au minimum : privation de sorties. Sans qu'aucun des six n'en fasse la proposition, ils sont tous d'accord pour rester discrets.

En 2012, un Bangladais de 11 ans sans-papiers devient champion de France d'échecs. Antoine Blocier s'est inspiré de son histoire pour écrire Maëlys et le joueur d'échecs. Ce livre original est né de la collaboration entre l'auteur et les élèves d'un collège de Bretagne, huit groupes de collégiens qui ont mis leur imagination en commun pour raconter le périple d'lqbal, jeune garçon qui a fui son pays pour venir en France en compagnie de son père.

Antoine Blocier au Festival du Goéland Masqué 2013


Préambule de l'auteur :



Février 2013, je suis l'invité d'une classe de 5e du collège Kervihan de Fouesnant (Finistère), autour de mon livre Maëlys et ceux des caravanes. La rencontre est un moment magique, tant pour l'invité que pour les élèves et les enseignantes présentes. Trois heures de débat, de passion, de complicité...

À une question de la salle « Y aura-t-il une suite ? » je précise qu'il n'y aura pas de suite à proprement parler, mais un nouveau livre avec les mêmes personnages... À cette époque, le titre provisoire est Échecs et mat. Il deviendra Maëlys et le joueur d'échecs. La proposition est évidente : écrire quelques chapitres ensemble...

Dans l'enthousiasme, les élèves reprennent le début du livre déjà largement commencé, y apportent des critiques, posent des questions, proposent de nouvelles tournures de phrases...

Puis se mettent à rédiger.

Pas facile, car ils sont répartis dans huit mini groupes de travail, chacun avec son scénario, son style, ses préoccupations, son vocabulaire et son rythme d'investissement dans le projet collectif... Huit groupes, c'est huit histoires en puissance. Il m'a fallu bien du temps pour prendre une idée de l'un, une phrase de l'autre, les personnages du troisième... pour donner une cohérence au récit.

Ensuite vient la validation. Car il ne s'agit pas de simplement piocher dans l'imagination des élèves, il faut surtout qu'ils valident ce que l'on en a fait.

Passionnant exercice de travail à distance !

Merci aux élèves et merci à Morgane Le Gal, leur professeur de lettres, de nous avoir mis en rapport et d'avoir suivi de près cette belle aventure.

Merci, enfin, à Roger Hélias et à toute l'équipe du Goéland masqué, pour avoir organisé cette magnifique rencontre.

 Antoine Blocier


Les collégiens :


Groupe 1 
Belinger Camille, Fallourd Ségolène, Le Meur Maureen,
Mener Marie

Groupe 2 
Drouard Éloi, Le Bourhis Joshua, Narzul Axel, Perrin Nicolas

Groupe 3 
Pochai Nicolas, Pottier Bran, Tristant Leo

Groupe 4 
Autret Étienne, Cosqueric Theo

Groupe 5 
Bassani Lou, Josso Amalia, Mezanger Hesther, Peron Estelle

Groupe 6 
Bertre Charlotte, Gilles Emma, Rouziès Sabine

Groupe 7 
Chever Maëlle, Get Maelane, Minolfi Julie, Marie-Jové Moïra

Groupe 8 
Chapalain Antoine, Courant Ewen, Larzul Gurvan,
Le Drezen Gwendal.




vendredi 14 février 2014

Gérard Streiff dans les écoles de Penmarc'h


Le Goéland Masqué était sur plusieurs fronts vendredi 7 février, puisqu'outre la rencontre en breton autour de Jakez Hélias, l'association organisait ce jour-là une intervention de l'écrivain Gérard Streiff dans les deux écoles publiques de Penmarc'h: Auguste Dupouy et Thomas Donnard.


(cliquer sur les photos pour les agrandir)



 "J'ai rencontré", nous a écrit Gérard, "avec l'aide de Pierre Lemée, deux classes de CM2 de Penmarc'h, la classe de Sandra Desnos à Auguste Dupouy, au bourg, et celle de Stéphanie Berrou à Thomas Donnard, à Saint Guénolé. Ces deux classes avaient lu "La guerre des petits soldats", un roman jeunesse sur 14/18. Ces rencontres ont été absolument parfaites. Les enseignants avaient bien organisé les débats, les élèves furent non seulement attentifs mais très actifs. Jusqu'à une heure quarante de questions/réponses non stop, du jamais vu pour moi. Après avoir débattu de l'écriture ( l'inspiration, les mots, la réalité et la fiction, l'imagination, l'édition...), de mon livre (pourquoi ce héros? Pourquoi ces noms de personnages?...), on est passé à la guerre de 14/18 vue à l'échelle humaine ( la vie des tranchées, la presse et la guerre, etc...)."


Gérard Streiff avec les CM1-CM2 de l'école de Saint-Guénolé. 

" Dans la seconde partie de la rencontre, un atelier d'écriture a permis aux élèves de rédiger une lettre de poilu à sa famille (ou de la famille au poilu...). Spontanément tous les élèves ont joué le jeu. C'était bien fait, sensible, ludique et sérieux à la fois. Je crois que ces lettres pourront figurer dans une ou des expositions à Penmarc'h (dont celle du salon) consacrées à 14/18. Bref je suis sorti de ces rencontres enthousiaste, je tenais à le dire et à en féliciter les acteurs."







jeudi 13 février 2014

Les rencontres en breton du Goéland Masqué


Vendredi 7 février,

la discussion des bretonnants

était animée par Michel Le Roy,

au sujet de Per Jakez Helias.


Photo : Pierre Portais

Le Goéland Masqué organise deux fois par mois des rencontres en langue bretonne à Penmarc'h. La dernière en date, vendredi, était consacrée à Pierre (Per) Jakez Hélias, dont on va fêter le centenaire de la naissance le 17 février prochain. Michel Le Roy a évoqué la personnalité et l'œuvre très riche de Jakez Hélias. En lisant des poèmes de celui qui fut son prof à l' École normale d'instituteurs de Quimper, il a révélé à l'assistance bien fournie un aspect de son œuvre moins connue que "Le Cheval d'Orgueil", véritable succès planétaire des années 70.


mardi 11 février 2014

Le Goéland Masqué partenaire d'un grand concours BD concernant la Bretagne historique


Avec Calibreizh

(Fédération des Cafés-librairies de Bretagne),

l'association Quai des Bulles, de St Malo,

et le magazine BD Casemate.

Le concours s'adresse aux "jeunes talents".

N'hésitez pas à en prendre connaissance

et à participer si le projet vous intéresse.

 



La Fédération des Cafés-librairies de Bretagne
vous invite à participer,
du 1er février au 14 août 2014,
au Concours BD - Jeunes Talents - Bretagne, j’écris ton nom,
sur le thème : 

" Une plage en Bretagne... Au loin, un corps se devine,

comme échoué sur un rocher..."


Règlement disponible sur : http://calibreizh.wordpress.com


 
" La Fédération des Cafés-librairies de Bretagne poursuit son engagement auprès des auteurs en contribuant, par ce concours, à soutenir l’émergence de Jeunes talents BD en région.
Tout au long de cet appel à projet, auteurs et illustrateurs de talent, journalistes spécialisés, festivals incontournables et libraires engagés accompagnent une nouvelle scène en devenir.
Cet événement littéraire se crée, à l’est de notre territoire, en partenariat avec l’association Quai des Bulles, acteur essentiel de la promotion du «neuvième art» à l’échelle internationale. Côté Ouest, l’association Le Goéland Masqué apporte leur passion et leur expertise en accueillant la résidence des lauréats pour une collaboration au plus près de la mer, à Penmarc’h – St Guénolé (29). Enfin, le magazine Casemate offre aux participants de ce concours BD leur regard et leur connaissance pointue d’un genre littéraire qui se réinvente en permanence.
Un réseau enthousiaste de libraires et d’acteurs du livre et de la BD mobilisé autour de la création littéraire contemporaine." 

Extraits du règlement :  

Article 1
La Fédération des Cafés-librairies de Bretagne organise, du 1er février 2014 au 26 mai 2014 un concours bande-dessinée dont l’objectif est la détection et le développement de nouveaux talents. Parmi tous les candidats, 2 lauréats seront sélectionnés le 16 juin 2014 à l’issue de l’appel à projets : un lauréat scénariste et un lauréat dessinateur. Ensuite, les lauréats participeront à une résidence d’auteur qui se tiendra entre le mardi 1er juillet et le jeudi 14 août 2014 (voir détails article 11 du présent règlement).

Article 2
Ce concours est organisé en partenariat avec l’association « Quai des bulles », l’association Le Goéland Masqué et le magazine Casemate.

Article 3
Le thème du concours est le suivant : « Une plage en Bretagne... Au loin, un corps se devine comme échoué sur un rocher... »

Article 4
Ce concours Jeunes Talents est gratuit et s’adresse à des participants n’ayant jamais été édités professionnellement. En outre, les participants à ce concours doivent être majeurs à la date du 1er février 2014, et doivent justifier d’une adresse postale sur les départements suivants : Côtes d’Armor (22), Finistère (29), Ille-et-Vilaine (35), Loire-Atlantique (44) et Morbihan (56).

Article 17
Ce présent règlement a été déposé auprès de Maître Bruno Villard, Huissier de justice. L’étude Bruno Villard est située au 4 allée Couchouren BP 1557 29105 QUIMPER. Ce règlement peut être modifié à tout moment sous la forme d’un avenant par l’organisateur. Ce règlement est disponible gratuitement dans l’ensemble des Cafés-librairies, membres de la Fédération des Cafés-librairies de Bretagne ou téléchargeable sur le blog de la Fédération : http://calibreizh.wordpress.com.


vendredi 7 février 2014

Le Goéland Masqué invite des auteurs à Ouessant


RÉSIDENCE D’ARTISTES SUR L’ÎLE D’OUESSANT

 Septembre 2013

 

Textes et photos : Véronique Chéneau

 Dessins et peintures : Bruno Pilorget

 

  Extraits de leur Carnet de Voyage à Ouessant,

qui doit se prolonger en 2015

 

 



…« La mer m’a toujours calmée, cette impression profonde que ses vagues nous parlent, elles chuintent, chuchotent à l’étale, forcent la voix à l’encontre du moindre caillou et grondent à l’assaut des falaises. La mer ne renonce jamais au combat incessant de prendre sa place et d’y laisser ses traces. Flaques de ciel éparses, en camaïeux de diamants bleus. »…



Mercredi 11 Septembre, dans la soirée,
Bruno peint une flaque de ciel.


    ___________



Ouessant imaginaire

Mes impressions sur Ouessant se résumeraient à un seul mot : « SUPERLATIF » !
Va t’arranger le reste pour expliquer ledit « superlatif »… Va trouver les mots justes pour traduire des sensations superlatives ! Ça reste bien flou et comprenne qui voudra, selon son imaginaire.
Ouessant, condense une force de vie, intense. Celle des êtres et de la Nature en perpétuels vases communicants, au long des saisons et d’une météo exacerbée et changeante.
Du lourd, du cash et du brut de sensations qui dépassent tout ce que j’avais imaginé.

Depuis, ça déborde et ça enfle au fil des souvenirs. 


Pointe de Pern

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Grands beaux temps, vers Trébéchou

… « Nous avons rencontré peu de Ouessantins en quatorze jours, d’ici où d’ailleurs, tous ont leur île ancrée au cœur. Je sais l’idéalisation que l’on prête à une île quand on est du continent, de France, disent certains insulaires. Les continentaux et les îliens, ont souvent entre eux, un océan physique et moral fait d’incompréhensions et d’étiquettes accolées. Ce monde clos par les eaux et les méfaits qu’il peut engendrer leur font désirer le continent, comme nous leur île.

Chemins croisés des hommes pour qui l’ailleurs sera toujours meilleur.

Et puis ceux qui restent et sont heureux là où ils se trouvent et crochent et croquent la vie. Ne pas avoir trop de regrets, les loupés c’est autre chose, les regrets sont plus lourds à traîner.

Ici, tout semble plus fort, du concentré, du nectar de vie. La Nature autour de soi, ça aide à vivre. »…


Alain et ses biquettes



Le site internet de Bruno :  www.bruno-pilorget.com



vendredi 31 janvier 2014

Un 1er OUIQUENDE mémorable !



Le Goéland Masqué organisait vendredi et samedi son premier « Ouiquende » (week-end) en Pays Bigouden. Cinq illustres auteurs de polars avaient été débauchés, une belle brochette : Gérard Alle, Hafed Benotman, Marc Villard, Patrick Raynal, et Jean-Bernard Pouy.

(cliquer sur les photos pour les agrandir)

Gérard Alle


Hafed Benotman

Marc Villard

Patrick Raynal

Jean-Bernard Pouy


 Le public du Festival du Goéland Masqué les y a déjà tous rencontrés. Marc Villard a été envoyé sur le front le premier, au cinéma Eckmühl, pour présenter «Neige», un film de 1981 qu'il avait coscénarisé et dialogué. Samedi matin, il est allé causer à la médiathèque de Loctudy, pendant qu' Hafed Benotman soumettait un atelier d'écriture à la torture. 

Dans l'après midi, JB Pouy et Patrick Raynal croyaient se la jouer pépère à la maison de retraite de Ménez Kergoff...





 

...et se sont retrouvés face à plusieurs résidantes à la langue bien pendue !
Les hommes (en général) en ont pris pour leur grade ! Grand moment. 
 




Enfin, l'apothéose, en soirée, les Jeux littéraires masqués, au bar Chez Cathy :




 Les cinq lascars (le cinquième, Gérard Alle, sans doute retenu au poste,
s'est fait un peu désirer) bien alignés en rang d'oignons
pour une identification poussée,  ...


... dégainant avec vivacité leurs micros, ont jouté en vrais pros qu'ils sont,
jonglant avec talent, culture et une vivacité d'esprit tordu
qui fit trimer les zygomatiques de la foule !

 



Les Mouettes Rieuse et Mélanocéphale
ont mené avec brio la barque de ce divertissement épatant !



 

jeudi 30 janvier 2014

Les critiques du Goéland Masqué : "J'ai tué Anémie Lothomb"



Antoine Galoubet est un écrivain sans succès qui vient dans un énième salon du livre, faire la promotion de son dixième roman, Une saison dans les ténèbres. Les clients ne se pressent pas, en revanche, c’est la cohue devant le stand de sa voisine, la très médiatique Anémie Lothomb. En rentrant chez lui, Galoubet aperçoit sur le bord de la route la voiture d’Anémie, abandonnée. Il y découvre le corps sans vie de l’écrivaine. L’affaire pourrait s’arrêter là, mais Galoubet charge le corps d’Anémie dans sa propre voiture et se retrouve donc flanqué d’un cadavre très encombrant, avant d’avoir pris le temps d’y réfléchir. Il s’en suit une valse folle de quiproquos, accusations, dissimulations, manipulations. Galoubet congèle, réchauffe, enterre, déterre, et se prend finalement d’une affection post mortem pour cette femme qui jusqu’à peu symbolisait l’échec de sa carrière. Et pour cause ! Vivante, elle était sa ruine, morte, elle sera l’instrument de son triomphe !
Les romans de JP Gattégno parlent volontiers de l’écriture, et celui-ci n’échappe pas à la règle. Qu’est-ce que cela signifie « être un écrivain ? » L’écrivain est-il celui qui écrit ou celui dont on parle ? Où s’arrête le rôle des médias ? Où commence la responsabilité du lecteur ?
Tout le talent de l’auteur est justement de faire émerger ces questions à partir d’une intrigue totalement foldingue et de personnages qui pourraient bien se sentir des affinités avec la lectrice du Misery de Stephen King, ou les bras cassés flamboyants de Pierre Siniac. Le métier d’écrivain serait-il un métier dangereux ?
On est ici au cœur du sujet, mais Gattégno n’en fait pas une thèse. Il pose des questions, l’air de ne pas y toucher, et surtout, il déroule une intrigue désopilante et débridée, extrêmement cinématographique, et nous prend au piège de cette histoire folle.
Lecteur aussi, c’est un métier à risque !


Jean-Pierre Gattégno, J’ai tué Anémie Lothomb, Calmann-Lévy

Les critiques du Goéland Masqué : "Longtemps, je me suis couché de bonne heure"



Ponchelet est en conditionnelle et doit faire ses preuves comme manutentionnaire aux éditions Condorcet. Il a purgé sa peine (pour un braquage minable) en tant que secrétaire particulier de Sholam, un détenu VIP, collectionneur, érudit et esthète, qui a fait son éducation. Aujourd’hui, Ponchelet ne demande qu’une chose, c’est qu’on lui foute la paix. Pas de chance, il découvre un jour dans son sac un manuscrit qui n’aurait jamais dû s’y trouver, et qui commence par ces mots : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure ». Ponchelet n’a bien sûr jamais entendu parler de Marcel Proust mais cette phrase va bouleverser sa vie. Elle va devenir le principe autour duquel s’articule le monde : ceux qui se couchent de bonne heure, et les autres. Elle va être le tremplin qui lui permettra d’oser aimer une femme qui lit.
JP Gattégno manie, comme toujours, l’humour et la malice. Il adore les clins d’œil littéraires, la connivence avec son lecteur.  Mais Longtemps, je me suis couché de bonne heure va bien au-delà des aventures tragi-comiques de Ponchelet. C’est aussi une réflexion sur la lecture, l’art, la beauté, le partage, la vérité et le mensonge. Ponchelet y prend une stature de Monte-Cristo, et c’est Sholam/Faria qui mène la danse. Car si la phrase de Proust reste un symbole, c’est aussi un début, un passage, un basculement dans un monde infini, celui de la littérature. Et comme le dit Gabriel, manutentionnaire chez Condorcet lui aussi, « quand on lit la première phrase, on est foutu » ! Et c'est ça qui est bon !

Jean-Pierre Gattégno, Longtemps, je me suis couché de bonne heure, Babel

vendredi 24 janvier 2014

Le OUIQUENDE du Goéland : projection du film "Neige"



Vendredi 24 janvier,
au Cinéma Eckmühl
à Kérity Penmarc'h ...

Marc Villard au cinéma Eckmühl

 
... l'écrivain Marc Villard a présenté
le film Neige, sorti en 1981,
dont il a été coscénariste et dialoguiste.


 

un film de JULIET BERTO et de JEAN-HENRI ROGER



Paris, entre Barbès et Pigalle, le long du boulevard Rochechouart . En tuant Bobby, jeune trafiquant de drogue, les policiers ont cassé une partie du marché. Anita, barmaid à Belleville (Juliet Berto) , Joko, pasteur antillais(Robert Liensol) sans Willy ( Jean -François Stevenin) son compagnon karatéka, cherchent à remonter la filière pour approvisionner ses amis… La police tend un piège.

Premier film du couple Juliet Berto/ Jean Henri Roger , remarqué et récompensé à Cannes en 1981 ce film, héritier à la fois du réalisme poétique des années 30 et du cinéma américain des années 70,jette un regard tendre et sans moralisme sur une population de marginaux invisibles dans les quartiers du tourisme sexuel de masse.…. Marc Villard coscénariste apporte sa sensibilité, sa poésie et son talent de dialoguiste sur un univers qui lui est familier et dont il partage le quotidien avec les réalisateurs.
Bernard Lavilliers, un temps pressenti pour tenir le rôle principal, compose « Pigalle la blanche » accentuant la tonalité rhythm and blues du sujet.

  


Dans une France qui, en ce printemps 1981 désirait le changement , ce film vint à point pour sortir le cinéma français des stéréotypes habituels . Succès populaire aux 650 000 entrées le film bénéficia d’une libéralisation providentielle de la censure. Film symbole d’une époque, « Neige » montre au mieux la vitalité d'un Art qui pouvait être à la fois un cinéma d’auteur et un cinéma populaire . L’arrivée massive, quelques années plus tard, de la télévision commerciale comme source de financement principal du cinéma allait remodeler totalement le paysage audiovisuel français. Sans surprise, des films comme « Neige » n’étaient désormais plus programmables « aux heures de grande écoute ». C’était cela aussi le changement mais on ne le savait pas encore.



Le OUIQUENDE arrive !




RENCONTRE AVEC MARC VILLARD

à la médiathèque de Loctudy

 Samedi 25 janvier 2014 à 10 heures 30


Marc Villard est qualifié par Jean-Bernard Pouy de « meilleur écrivain comportementaliste français ». Ce virtuose de la nouvelle et de la novella, également poète dans sa jeunesse, évoque dans une prose ramassée le destin des laissés pour compte de Memphis à Barbès. Des obsessions et un style, voilà ce qui fait un auteur. Les thèmes récurrents chez Marc Villard sont ceux de la quête du père, de la mauvaise rencontre et de la perte, - ce qui n’empêche pas quelquefois un détour par le football. Rock et jazz sont des domaines que l’auteur connaît bien, et cela s’entend dans son « écriture à l’oreille ».


JEUX LITTÉRAIRES MASQUÉS

au bistrot « Chez Cathy » à Saint Guénolé

 Samedi 25 janvier 2014 à 18 heures


Première séance publique des JoLiMaGo, Jeux Littéraires Masqués du Goéland.

Pourquoi pas alors les JeLiMaGo ?

Vous le saurez en venant écouter Jean-Bernard Pouy, Patrick Raynal, Marc Villard, Hafed Benotman et Gérard Alle. Ils vous auront concocté des textes qui jouent avec les mots ; ils se rendront coupables de détournement de sens ; ils parleront et la langue de bois et la langue des poètes. D’un même chapeau, l’un sortira une lettre d’amour, l’autre un commentaire de match de foot. Ils se disputeront courtoisement, avec l’esprit – et parfois le mauvais esprit – qu’on leur connaît, pour découvrir l’auteur d’un texte choisi par JB Pouy. Tous se souviendront du festival du Goéland Masqué, chacun l’évoquera dans son style inimitable.

Le rire devrait être au rendez-vous de l’apéro.



jeudi 23 janvier 2014

Les critiques du Goéland Masqué : "Le Bar parfait"



Jean-Bernard Pouy

 



« Le Bar Parfait » Ed In8, 2011,
collection Polaroïd, dirigée par Marc Villard
 

Lorsque vous refermerez ce roman, jamais plus vous ne considèrerez le vin blanc, le Monopoly, Pigalle et les sucette Pierrot Gourmand de la même manière. Jamais plus vous ne pénétrerez dans un bar par hasard, ou bien votre regard aura-t-il bien changé. Jamais plus vous n'hésiterez entre le muscadet et le sauvignon mais vous hésiterez définitivement à commander un beaujolais (« C'est toujours pareil avec le beaujolais. On doit se méfier du beaujolais. Ca porte malheur, le beaujolais »).

Qu'attendez-vous ? Osez la quête d'un bar parfait !

Notule de lecture, 
Mouette Rieuse,
le 17 janvier 2014