mardi 10 décembre 2013

Prix littéraire du Goéland Masqué 2014 :

Les bibliothèques Bigoudènes ont présélectionné six livres : 

"Hôpital psychiatrique" 

de Raymond Castells (Rivages noirs)


"La vie déplorable de Charles Buscarons" 

de J.P. Cottet (Plon)


"Protocole 118" 

de Claire Le Luhern (La Tengo)

 

"Un homme effacé" 

d'Alexandre Postel ( Gallimard)

 

 "L'or de Quipapa" 

de Hubert Tézenas (L'Ecailler)


"Le dernier lapon" 

d'Olivier Truc (Métailié)


Il y eut 322 fiches récoltées (11% de plus que l'année dernière)
dont 172 commentées (53,4% contre 50% l'année dernière).


mardi 26 novembre 2013

"Rencontre au bistrot" en langue bretonne : Mich Beyer

 

 Samedi 30 novembre 2013 à 18 h

au bar "Chez Cathy" (port de Saint-Guénolé)


 cliquer sur les images pour les agrandir



Les non-bretonnants pourront suivre grâce à une traduction simultanée.

mardi 12 novembre 2013

Les critiques du Goéland Masqué : "Mauvaise étoile "

Roger Jon Ellory


Au départ des romans de Roger Jon Ellory, trois points : un personnage, un état des USA à une époque donnée - ce qui l’amène à modifier son écriture -, et une question. Ellory met un quidam aux prises avec des évènements extraordinaires. Il n’aime pas les personnages tout d’une pièce ; ce qui l’intéresse, ce sont les failles, les faiblesses de l’être humain sujet aux erreurs. Les personnages sont porteurs d’une question personnelle de l’auteur et vont l’aider à y apporter quelques éléments de réponse. Il ne peut donc y avoir de synopsis préalable, les personnages peuvent évoluer de façon inattendue, et ce n’est que rétroactivement, une fois que le roman est entièrement construit, avant la phase de l’écriture définitive, que R.J. Ellory met la touche finale à la scène d’ouverture du roman, à laquelle il accorde une importance majeure, car elle en situe l’enjeu éthique.

Voilà ce qu’il a exposé le mercredi 6 novembre 2013
à l’Espace Café de la librairie Ravy à Quimper.




Son neuvième roman publié, « Bad Signs », Orion Ed. 2011, est le quatrième ouvrage traduit en 2013 en français aux Ed. Sonatine sous le titre « Mauvaise Etoile ».

Ce slow motion thriller foisonnant, situé dans les années 60, vous embarque d’un orphelinat et centre de redressement pour mineurs de Barstow, California, en direction de l’Arizona, pour des haltes dans des diners de patelins paumés comme Twentynine Palms, une nuit dans un motel miteux de Phœnix, une halte dans une Convenience Store and Gas Station le long de l’autoroute à Marana, dans une errance qui tendrait vers Eldorado,Texas.

9 jours, 79 courts chapitres, 436 pages (version anglaise). Course folle d’un adulte psychotique et de deux demi-frères adolescents qu’il a pris en otages.

Contingences, rencontres avec le Réel prises en pleine gueule au sens propre comme au figuré. Comment les protagonistes se débrouillent pour continuer à vivre, ou survivre – ou pas. L’écriture, qui ne roule pas à vitesse constante, en accompagne les péripéties. Quelques scènes de meurtre sont dignes du cinéma de Q. Tarantino mais il n’y a chez R.J. Ellory aucune complaisance, ces scènes sont nécessaires à la compréhension de la transformation psychique de celui que le passage à l’acte modifie à jamais. La plupart du temps, la victime meurt avant même avant de toucher le sol, (c’est la phrase qui revient le plus souvent dans le roman), pas de détails morbides superflus.

L’architecture du roman est complexe et astucieuse, toujours surprenante. Ce qui n’empêche pas une extrême attention aux détails, aux personnages secondaires croqués en quelques mots, souvent avec humour, jamais avec cruauté. Attention ! Un personnage que vous pensiez suivre tout au long du roman peut mourir subitement, un protagoniste juste aperçu peut prendre le devant de la scène.

Le suspense est constant mais ne survient pas toujours où on l’attendrait. Ainsi, on se retrouve captivé dans le premier chapitre par une scène au premier abord mineure : Clay, le plus jeune des frères, en réponse à la provocation de Digger son aîné, tente de voler la rootbeer bien fraîche du gardien du camp. Le narrateur nous fait partager ses atermoiements, retarde l’instant de sa décision, et nous nous affligeons ensuite de sa déroute. C’est là la fameuse openingscene du roman : Clay continuera-t-il dans cette voie de loyauté à son frère ou fera-t-il, et à quel prix, ses propres choix ?



Marie Pen’Du
Le 12/11/2013

 





jeudi 24 octobre 2013

13e Festival : Lecture dans les rochers


Lecture publique

dans les rochers

de Saint-Guénolé



Le 13e Festival du Goéland Masqué s’est montré riche en expérimentations. Lundi 20 mai au matin, il s’agissait de tenter une lecture publique dans les rochers de Saint-Guénolé, plus précisément à la « Roche des victimes », au passé bien « noir », comme il sied à un Goéland féru de polar.

 
 Josette Blondel, présidente d’honneur du Goéland Masqué, a pris pour elle le défi, armée d’un texte de Jean Failler. Lequel était là, épaule discrète à son côté.


Le public aussi était là : quelque 50 personnes bien décidées à affronter la pluie si nécessaire ! Mais les éléments furent cléments, le vent le premier, soufflant la belle voix de Josette directement dans les oreilles de l’auditoire, et le soleil, invité chic, pile au moment des applaudissements.



L'expérience sera reconduite en 2014, n'en doutons pas !



samedi 19 octobre 2013

13e Festival : la Dictée noire


La Dictée Noire

de Gérard Streiff


Dans les Festivals du Goéland Masqué, la « Dictée Noire » est devenue un événement incontournable. Bâtie sur le principe de la dictée de Bernard Pivot, mais avec des vrais morceaux de « noir » ou de policier dedans, elle est confiée chaque année à un auteur différent. Là, c’était au tour de Gérard Streiff, qui se l’est jouée vieille France, avec tablier, bérêt et règle en bois jaune d’un mètre de long. L’assistance a été malmenée par des traits d’union à tire-larigot, et c’est Anne-Marie Le Bras qui a tiré son épingle du jeu avec un score de 6 fautes seulement ! Il faut dire qu’ancienne éducatrice spécialisée, elle s’adonne quotidiennement (ou presque) au soutien scolaire…

(Cliquez sur les images pour les agrandir)
Gérard Streiff, un prof à l'ancienne

Des élèves dans l'ensemble sérieux et concentrés,
sauf Antoine Blocier, bien sûr  (à droite) ...

... ce qui agace le professeur Streiff (il n'aime pas la dissipation)

Mais il n'est pas au bout de ses peines, regardez à droite....

...un cancre, un vrai : Bernard Ciccolini n'a pas écrit un mot de la dictée, il caricature le prof !

En attendant, cette année, la championne c'est Anne-Marie Le Bras.