C'est sous ce libellé que vont figurer nos petits billets, biographiques, bibliographiques ou autres, pour faire mieux connaître les auteurs qui vont arriver à Penmarc'h dans un peu moins d'un mois. Le blog va commencer à chauffer ! Suivez le guide !
jeudi 15 mai 2014
vendredi 18 avril 2014
Un grand moment de solitude
"Muchos años después, frente al pelotón de fusilamiento, el coronel Aureliano Buendía había de recordar aquella tarde remota en que su padre lo llevó a conocer el hielo." (Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendía devait se rappeler ce jour lointain où son père l'avait emmené découvrir la glace.")
Encore une première phrase, de celles qui ne nous lâchent plus et font que certains livres ne sont pas tout à fait comme les autres. La première phrase de Cent ans de solitude, tristement d'actualité aujourd'hui.
Le seul hommage qu'on puisse rendre à Gabriel García Marquez, c'est juste de relire ses livres pour prendre la mesure de la solitude dans laquelle il nous plonge.
Photo : diarioelargentino.com
lundi 7 avril 2014
Rencontre au bistrot avec Jean-Pierre Gattégno
Samedi 12 avril 2014 à 18 h
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Au fil de ses dix romans publiés, Jean-Pierre Gattégno affirme une belle maîtrise du thriller et un vrai talent de raconteur d’histoire. Il adore les quiproquos, les mauvaises blagues du destin et les sacs de nœuds. Il manie le pastiche, la dérision, les clins d’œil, et ses histoires loufoques font aussi recette au cinéma puisque trois de ses romans ont été portés à l’écran.
Parmi ses titres, on peut citer Avec
vue sur le royaume, Longtemps je me suis couché de bonne heure, J’ai
tué Anémie Lothomb ou encore Mon âme au Diable.
Au bar « Chez Cathy »,
Port de Saint Guénolé,
396, rue Lucien Le Lay,
29760 Penmarc'h
02 98 58 62 31
Port de Saint Guénolé,
396, rue Lucien Le Lay,
29760 Penmarc'h
02 98 58 62 31
dimanche 23 mars 2014
Prix du Goéland Masqué 2014 : les 3 finalistes
Le jury du prix littéraire du Goéland Masqué 2014
a retenu trois ouvrages en finale.
Les voici, présentés dans un ordre aléatoire.
« Un homme effacé » d'Alexandre Postel, éd. Gallimard
Damien North est professeur de philosophie, veuf
inconsolable et, soyons francs, une bille absolue en informatique. C’est dire
sa stupéfaction lorsque débarque, à potron-minet, la maréchaussée en personne,
forte d’une accusation de détention
d’images pédo-pornographiques. L’ordinateur, siège de ces turpitudes, est
saisi, et le professeur North embastillé.
Le sujet est brûlant, polémique, mais ce n’est pas cela qui
intéresse Alexandre Postel. D’ailleurs, l’innocence du professeur est donnée
pour acquise dès le départ. Non, ce qui alimente ce court roman, ce sont les
ravages de la rumeur. North est innocent, mais il a été accusé. Et comme il n’y
a pas de fumée sans feu, dès lors, chacun de ses gestes va être analysé par son
entourage à la lumière (ou à l’ombre) de ce doute. Ce n’est pas un procès à
scandale, ni la dénonciation d’un crime, c’est la dissection implacable d’une
machine qui s’emballe, d’une société qui se substitue à la justice et
s’emploie, en toute bonne conscience, à broyer un innocent. La philosophie est suspecte, la pensée inutile, l’écriture
vaine. Celle d’Alexandre Postel, précise, inspirée et souvent lumineuse, dresse
un tableau terrifiant d’un solide bon sens populaire élevé au rang de valeur
morale et dispersé à tous les vents par la folie du web.
Catherine Le Ferrand
__________________________________
« L'or de Quipapá » de Hubert Tézenas, éd. L'écailler
Ça sent la corruption et la bagasse dans la fournaise de cet
automne 1987 au Pernambouc. Alberico Cruz, agent immobilier à Recife, se trouve
accusé à tort du meurtre de Policarpo, président du syndicat des travailleurs
de Quipapà. Aidé du journaliste Osvaldo Lamenza, il va découvrir que violence
et mise en esclavage sont de règle dans le monde des seigneurs de la canne,
encouragés par la politique d’indépendance énergétique du pays basée sur la
production de ce carburant dit écologique, le bioéthanol.
La sobriété de l’écriture de Hubert Tézenas sert une
histoire bien structurée, avec des personnages crédibles et une fin qui ne
donne pas dans l’angélisme.
La narration au présent de l’indicatif, dans de courts
chapitres, se fait à la troisième personne pour accompagner A. Cruz dans son
enquête, et à la première personne pour témoigner de la folie de Kelbian
Carvalho, fils d’un riche planteur.
« Lorsque Klemet releva la tête, Aslak avait disparu dans la nuit polaire ».
C'est par cette terrible phrase que se termine ce livre dont le héros, Aslak, est ce dernier Lapon désigné dans le titre. Il va donc disparaître, et avec lui, tout un peuple... !
Adeptes d'un culte animiste, les Lapons sont avant tout, d'un point de vue économique, des éleveurs de rennes.
Or, ils vont être en butte à des étrangers qui ne sont pas animés des meilleures intentions du monde : dès le XVIIe siècle, débarquent des protestants violemment prosélytes ; puis, au XXe siècle des entreprises ou des individus que met en appétit le sous – sol lapon. D'abord une société chilienne, Mino Solo, jusqu'en 1983, et, en 2011, un géologue français, un certain Racagnal est de retour – c'est un ancien employé de la société chilienne.
C'est sur ce personnage que l'action va se focaliser : à lui seul, il va figurer l'horreur d'une intrusion violente et destructrice, celle d'un maître qui prétend avoir autorité sur tout. Sur les entrailles d'une Laponie dont le sous – sol regorge d'uranium, sur celles aussi d'une jeune fille, Aila, qu'il a violée en 1983 alors qu'elle n'avait que 15 ans. Quelques années plus tard, Aila devient la femme d'Aslak qui, jusqu'à la fin, va veiller sur elle « comme un saint ».
Terrible analogie – entre cette appropriation et ce viol, entre ce sous – sol et cette matrice – qui permet de rendre sensible l'horreur que représentent cette colonisation et cette acculturation.
Très beau premier roman dans lequel l'auteur incarne les abominations que des êtres humains font subir à d'autres êtres humains, leurs alter ego..., jusqu'à faire disparaître ces derniers.
C'est par cette terrible phrase que se termine ce livre dont le héros, Aslak, est ce dernier Lapon désigné dans le titre. Il va donc disparaître, et avec lui, tout un peuple... !
Adeptes d'un culte animiste, les Lapons sont avant tout, d'un point de vue économique, des éleveurs de rennes.
Or, ils vont être en butte à des étrangers qui ne sont pas animés des meilleures intentions du monde : dès le XVIIe siècle, débarquent des protestants violemment prosélytes ; puis, au XXe siècle des entreprises ou des individus que met en appétit le sous – sol lapon. D'abord une société chilienne, Mino Solo, jusqu'en 1983, et, en 2011, un géologue français, un certain Racagnal est de retour – c'est un ancien employé de la société chilienne.
C'est sur ce personnage que l'action va se focaliser : à lui seul, il va figurer l'horreur d'une intrusion violente et destructrice, celle d'un maître qui prétend avoir autorité sur tout. Sur les entrailles d'une Laponie dont le sous – sol regorge d'uranium, sur celles aussi d'une jeune fille, Aila, qu'il a violée en 1983 alors qu'elle n'avait que 15 ans. Quelques années plus tard, Aila devient la femme d'Aslak qui, jusqu'à la fin, va veiller sur elle « comme un saint ».
Terrible analogie – entre cette appropriation et ce viol, entre ce sous – sol et cette matrice – qui permet de rendre sensible l'horreur que représentent cette colonisation et cette acculturation.
Très beau premier roman dans lequel l'auteur incarne les abominations que des êtres humains font subir à d'autres êtres humains, leurs alter ego..., jusqu'à faire disparaître ces derniers.
Xavier Bazin
vendredi 7 mars 2014
Ce soir : lecture musicale de Bazin & Barbotin
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| (cliquer sur l'image pour l'agrandir) |
Invités du Goéland Masqué, les deux complices Xavier Bazin et Jean-François Barbotin sont de retour pour une nouvelle lecture musicale à Saint-Guénolé, chez Cathy. Comme toujours, Xavier lira le texte, que Jean-François accompagnera de musiques de sa composition. Cette fois-ci, c'est Blaise Cendrars (1887 - 1961) qui sera à l'honneur, avec La prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France, qui sera lue dans son intégralité.
Vendredi 7 mars, à 21 h, au bar Chez Cathy, port de Saint-Guénolé.
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